Garder la même équipe pendant une décennie et sortir trois jeux en moins de 10 ans a tout d’un exploit dans une industrie où les temps de développement s’allongent considérablement. La trilogie FF7 Remake a tout d’un « miracle ».
Le développement d’un jeu AAA est déjà un marathon en soi. Alors imaginez en sortir trois d’affilée, portés par la même équipe, pendant près de 10 ans. Ça relève aujourd’hui de l’exploit et c’est ce que Square Enix est en passe d’accomplir avec la trilogie de FF7 Remake, dont le dernier épisode, Revelation, est attendu au printemps 2027. Une aventure qui relève presque de l’impossible pour Naoki Hamaguchi, son réalisateur.
La trilogie FF7 Remake a tout d'un miracle pour son créateur
Invité au Final Fantasy XIV Fan Festival de Berlin, le développeur est revenu sur ce chantier hors norme qu’est la trilogie FF7. S’il se félicite, et à juste titre, du travail accompli, il estime que cette réussite est en grande partie due à la synergie entre son équipe, restée la même pendant toute une décennie. Et en 2026, à l’heure des licenciements massifs et des restructurations constantes, c’est aussi un exploit. « Je pense vraiment qu’après avoir travaillé sur la série FF7 Remake, j’ai énormément de chance d’être avec une équipe aussi formidable. Ils sont restés avec moi pendant plus de 10 ans pour travailler sur trois jeux distincts, qui sont les remakes d’un seul jeu. Peu de personnes accepteraient de faire ça. », a expliqué Hamaguchi sur scène.
« Nous ne sommes pas encore tout à fait au bout du chemin, FF7 Revelation n’est pas encore sorti, mais nous y sommes presque, et je leur suis extrêmement reconnaissant qu’on ait tous été aussi loin ensemble », a-t-il poursuivi. A une époque où les grands, comme les petits, studios sont confrontés à un turnover important et où les cycles de développement s’allongent au point de dépasser les cinq ou six ans, c’est effectivement une exception dont Hamaguchi peut être fier. Il est en effet rare de pouvoir conserver les mêmes talents sur un projet d’une telle envergure et pendant un laps de temps aussi long, où les équipes sont complètement chamboulées. Demandez aux studios par exemple.

Une expérience qui pourrait servir avec Final Fantasy 17
Pour lui, cette performance aurait été impossible si l’équipe avait été reconstruite entre chaque épisode. « Si à chaque fois nous nous étions dit “Très bien, on repart avec une nouvelle équipe et on recrute de nouvelles personnes”… Je ne dis pas que cela aurait été impossible, mais pas loin. » Et face aux défis du marché, le directeur de la trilogie FF7 Remake a l’impression d’avoir été béni de pouvoir travailler avec ses camarades jusqu'au bout. « D’une certaine façon, c’est un miracle d’avoir trouvé des personnes prêtes à rester et à garder leur motivation pour enchaîner autant de jeux autonomes les uns après les autres », conclut-il.
Dans une industrie en pleine mouvance, conserver la même équipe pendant près de 10 ans, tenir des calendriers de production serrés et sortir des jeux d’une telle qualité, ça relève en effet presque du miracle. Cette expérience pourrait d’ailleurs peser lourd lorsque viendra le moment de désigner les artisans de Final Fantasy 17. La communauté milite en tout cas déjà pour qu’Hamaguchi prenne la relève de Yoshi-P. Le développeur n’a en tout cas pas fermé la porte à continuer de travailler sur la licence, à condition que ce soit bien un jeu inédit et non un remake.
Source : Hamaguchi au Final Fantasy XIV Fan Festival de Berlin